La magie de Jules Verne
Garder son âme d’enfant. C’est peut-être ça, l’une des clefs de l’oeuvre de Jules Verne, et de 20.000 lieues sous les mers en particulier. Extraits d’une rencontre entre l’époustouflant Sydney Bernard, qui signe avec brio l’adaptation du roman, et les élèves de la classe Segpa de Sochaux. Une rencontre où le comédien aura fait preuve s’il en fallait de sa générosité et de sa disponibilité. De l’autre côté de l’écran, des adolescents intrigués par la magie du spectacle, les coulisses d’une adaptation, la création d’un monde fantastique …
De cette rencontre, on retiendra l’amour du métier. A considérer qu’il s’agisse-là d’un métier. Du travail, oui, l’artiste en fournit une somme impressionnante. N’ayant de cesse de lire, de se documenter, d’apprendre ses textes, de rechercher comment reproduire à travers le prisme de la mise en scène une réalité brute ou fantasmée. On y apprend son entrée dans la comédie comme une vocation. Un sacerdoce, voire. Que cette voie se sera imposée comme une évidence dès son plus jeune âge et qu’il n’aurait jamais imaginé faire autre chose de sa vie. « C’est ce métier qui vous choisit, plus que vous ne choisissez ce métier ».
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Une sorte de madeleine de Proust
Alors, pourquoi adapter 20.000 Lieues, ce monument de la littérature française ? « Parce qu’il s’agit de l’un des romans les plus difficiles à mettre en scène » dixit le comédien. Qui trouvait passionnant de se frotter aux difficultés inhérentes à la trame narrative : l’attaque de la pieuvre géante, le combat avec le requin, et la ribambelle d’effets spéciaux pour pallier ces obstacles. Evidemment, il y a la nostalgie de l’enfance, celle d’un ouvrage lu dans ses jeunes années. Une sorte de petite madeleine de Proust, si vous voulez. « Quand on lit des romans à votre âge, on ne les oublie jamais ». Une phrase qui sonne comme un aveu.
Olivier Capron
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